LES CLICHÉS DE CE SITE
JUSQU'EN 2015... ET APRÈS.

Claude Schott


La majorité des clichés qui illustrent ce site a été prise avec une webcam directement fixée sur l'un des oculaires d'une loupe binoculaire. Anciennement une Philips Toucam Pro, aujourd'hui une Toucam Pro II qui gère bien mieux les couleurs.

L'objectif de la webcam a été maintenu en place pour reconcentrer l’image sur le capteur photosensible. Cette façon de faire assure en particulier une très bonne luminosité. Les divers essais sans objectif, le capteur directement centré sur le pinceau de lumière de l'oculaire, n'ont pas abouti à des résultats exploitables.

Pour l'éclairage, c'est un anneau de leds avec parfois une petite part de lumière naturelle qui a donné les meilleurs résultats.

Le rapport d'agrandissement étant volontairement très important pour capter un maximum de détails, la profondeur de champ est forcément très limitée et la zone couverte peu étendue. Des prises de vues multiples (640x480) sont donc souvent nécessaires pour réaliser, après fusion, un cliché complet, détaillé et net sur toutes les parties du sujet (Voir l'exemple ci-dessous).

Pour les petits sujets de l'ordre de 1 mm à 8 ou 9 mm maxi, la combinaison optique utilisée est de 2.5 X pour l'objectif et de 16X pour l'oculaire (champ couvert 2.5 mm X 3.5 mm environ pour 640X480 pixels). Pour les plus grands, 0.8 X 16 pour un champ couvert de 6 mm X 9 mm pour 640X480 pixels (comme pour l'exemple ci-dessus). Les premiers, les petites espèces, constituent le vrai domaine d'application de cette technique. Les seconds sont déjà du domaine macro d'un appareil photo numérique, pour peu qu'il gère correctement la mise au point en vue rapprochée, ce qui est loin d'être toujours le cas.

 

LES CLICHÉS DE CE SITE
A PARTIR DE JANVIER 2016

 

 

 

Les clichés de la page consacrée aux curculionides de référence de G. Tempère présents dans la collection C. Sorel ont été effectués avec un petit microscope U.S.B. Crenova® UM012C. Le fait que mes webcams signalées ci-dessus ne soient plus supportées par mon dernier OS et le prix modique de cet appareil qui pourrait peut-être régler mon problème m'ont encouragé à tenter l'aventure.

Les débuts ont été peu encourageants: les leds de l'éclairage incorporée étant très prés du l'objectif, la lumière réfléchie par le sujet et son environnement immédiat aveugle littéralement le capteur et "mange" tous les détails, tous les reliefs. Par ailleurs la distance focale de l'optique est très courte, trop courte pour mon usage: la base de l'appareil est trop proche du sujet qui se retrouve souvent à l'intérieur de l'embase en plexiglass. La colonne est aussi trop courte pour les grandes bêtes donc pour les faibles grossissements. Autres défauts: - les fichiers sont enregistrés en jpeg non paramétrables; la petite crémaillère en plastique a trop de jeu et ne convient donc pas aux forts grossissements.
A signaler également que la notice d'utilisation est en anglais.
Mais optiquement cet appareil ne paraissait pas mal du tout!

Le support: - j'ai abandonné le support fourni et j'ai monté le microscope directement sur la glissière des objectifs de ma bino par l'intermédiaire d'un support à queue d'aronde. Je bénéficie ainisi d'une crémaillère digne de ce nom et je peux passer du mode bino au mode microscope par un simple glissement de l'objectif.
L'éclairage
:- abandon de l'éclairage intégré pour l'utilisation d'un anneau de leds pour la macro réglable en puissance et en hauteur en coulissant sur la colonne de la bino.
La focale ne pouvant pas se modifier, il y a une autre solution: supprimer la gênante embase de l'appareil en plexi. Il suffit d'introduire une lame fine entre le corps de l'appareil et le cylindre en plexi qui n'est que superficiellement collé et faire doucement le tour de l'appareil et les deux parties se séparent sans problème et sans casse.

Pour ce qui est du format d'enregistrement, j'ai fait quelques essais pour voir les pertes par rapport à des copies d'écran en tiff. Conclusions: mes exigences étant limitées à des images écrans 72-90 dpi et non des clichés publiables le résultat est bon. En prenant des clichés de 2 ou 3 mégapixels, même parfois 1,5 on obtient un bon résultat: par exemple ce petit Hemiphytobius sphaerion de1,2 mm, sur sa paillette piqué avec ses étiquettes sur son épingle sans rien déranger et sans rien faire de spécial que de l'éclairer correctement. Le cliché de droite est pris au grossissement maximum de l'appareil, - pas mal, à remarquer les petites squamules blanches qui ne font certainement que quelques centièmes de mm.

Il s'agit bien entendu d'une fusion de six vues (cliché de gauche) et douze vues (droite) , fusion automatique des parties nettes avec PhotoShop(Voir http://www.flakom.fr/focus-stacking-facile-avec-photoshop/)
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