CARNETS DE CHASSES

Matériel et méthodes de collecte des insectes.



Mes biotopes entomologiques dans les grandes lignes, de la bande rhénane aux crêtes des Vosges…et dans cet ordre!

Listes commentées. En quelques mots, pour chaque espèce une esquisse éthologique et le statut pour la région.



Matériel et méthodes de collecte des insectes.


1. Aspirateur à bouche. Permet de prélever par aspiration les plus petits insectes sans les abîmer.
Composé d’une boîte à film (argentiques) transparente, d’un petit tube en pvc, ou d’un corps de vieux stylo, d’une cartouche de stylo à encre perforée pour le filtre, et d’un bout de tuyau en caoutchouc. De préférence des matériaux résistant à l’éther.

2. Filet ‘’fauchoir’’. Filet composé d’une poche en tissus très résistant avec lequel on bat les plantes pour récupérer les insectes posés dessus. Le geste doit être bien dosé, suffisamment énergique pour que l’insecte lâche prise sans pour autant abîmer la plante. Pour les plantes les plus fragiles, le fauchoir est simplement positionné sous la plante et celle-ci secouée à la main. Pour les plantes robustes, ligneuses, rigides ou épineuses, il est utile d’avoir un deuxième fauchoir de type ‘’lourd’’ et à bords d’attaque renforcés par du cuir.

3. Poche pour le grattage d’écorces. Poche dont le cercle rigide est interrompu sur un tiers. Cette poche est appliquée contre le tronc pour recueillir le résultat du grattage des écorces. La partie souple de la poche s’adapte à tous les diamètres de troncs.

4. Filet "à papillons" pour la capture d’insectes au vol. La poche en gaze doit être assez longue pour pouvoir être rabattue sur le cercle rigide pour empêcher la fuite de l’insecte capturé.

5. Piochon. A la base un marteau de maçon en acier forgé, dont le tranchant de l’herminette a été bien affûté. Objet polyvalent s’il n’est pas trop lourd et bien équilibré. Sert à l’écorçage, à fendre le bois, fouiller la terre, creuser, soulever des pierres, détacher des polypores, soulever les mousses...
 
6, 7, 8. Ciseau à bois et ciseau de maçon, couteau court, opinel. Ecorcer, creuser le bois, extraire les xylophages, suivre les couloirs de nidification, fendre une branche, gratter une écorce fine, etc.

9. Scie pliante.

10. Lampe néon actinique avec convertisseur intégré. Fonctionne sur batterie 12v de voiture. A utiliser avec des draps blanchis aux azurants blanc optique. Pour attirer sur les draps éclairés par la lampe les insectes nocturnes et crépusculaires.

11. Parapluie ouvert à l’envers pour collecter les insectes qui tombent des arbres et des haies battues avec une canne ou un battoir. La couleur verte est à privilégier.

12. Tamis de maçon. 0.5 cm et 1 cm par exemple. Pour tamiser les litières, les débris d’inondation, les vermoulures, dans des poches ou des sacs poubelles.

13. Le résultat des tamisages de l’opération 12 est disposé sur une grille insérée dans un grand entonnoir posé sur un bocal. Une fois le tout recouvert par une gaze,  la matière à traiter est mise en dessiccation et les petits hôtes qui s’y trouvent traversent progressivement la grille et finissent par tomber dans le flacon récepteur.


Deux mots sur le piégeage.

Cette technique consiste à attirer des insectes par toutes sortes de substances sucrées, fermentées ou en décomposition, par des pièces colorées, des lampes, des phéromones etc., de les faire tomber dans un liquide destiné à les noyer mais également à les conserver jusqu’au passage du piégeur.

Ces techniques dérivent d’un raisonnement du type : « TUEZ-LES TOUS, LE SPÉCIALISTE Y RECONNAÎTRA LES SIENS !˝­ »

Qui n’a pas rencontré dans la nature ces bouteilles en plastique pleines de cette immonde bouillie d’insectes décomposés sacrifiés pour rien, et qui continue d’en attirer d’autres qui s’y engluent immanquablement jusqu’à saturation.
Non merci, décidément ça ne sera jamais ma tasse de thé.

Il est pourtant simple d’utiliser les mêmes substances et techniques attractives sans le massacre du piégeage, dans des chasses sélectives passionnantes et enrichissantes. Attirer les insectes sur des troncs, des souches enduits régulièrement de liquides sucrés ou fermentés. Surveiller des nappes, des plaques ou d’autres objets colorés disposés dans un verger ou une clairière. Attirer à la lampe des insectes qui vont se poser sur des draps et des linges blancs posés à l’entour. Surveiller une coupe, une clairière, une lisière ; repérer les mouvements des insectes, les couloirs à vents, les plantes en fleurs, les troncs coupés, ceux qui fleurent bon la résine, ou la piquante fermentation acétique, et plutôt que d’y poser des pièges à interception, s’y balader soi-même avec son filet en fonction des moments de la journée et des préférences des insectes, engranger des observations, chasser et prélever ce qui est nécessaire et utile en pleine connaissance de cause. 

 


Mes biotopes entomologiques dans les grandes lignes, de la bande rhénane aux crêtes des Vosges…et dans cet ordre!


Listes commentées. En quelques mots, pour chaque espèce une esquisse éthologique et le statut pour la région.